5.6.

 

Les Frais Professionnels

 

 

Tout frais engendré par l’activité professionnelle du salarié de droit commun
et avancés par lui, doivent lui être remboursés.

 

On ne prend pas en compte bien-sûr, (sauf accords particuliers figurant au contrat de travail), les déplacements du domicile au lieu de travail.

Nous allons voir 2 types de frais : frais de déplacement et frais de vie.

 



5.6.1.   Frais de déplacement

 

Véhicule

Ø      Si le véhicule appartient à l’entreprise.

Il peut s'agir d’un véhicule de service
2 places
TVA récupérable
assuré uniquement pour les déplacements professionnels
 

Il peut s’agir d’un véhicule de fonction
4 à 5 places
TVA non récupérable
Assuré tous déplacements
Ce véhicule constitue pour le salarié un avantage en nature qui va générer pour l’entreprise et le salarié, des charges sociales et une incidence fiscale pour le bénéficiaire.
 

Il est possible également de prendre une voiture en leasing
et de récupérer la TVA sur les loyers.
 

Certaines entreprises demandent au salarié de payer une quote-part pour qu’il puisse utiliser le véhicule de service en dehors de son travail.

 

Ø      Si le véhicule appartient au salarié 


3 types de remboursements :

ü Le remboursement au réel
Le salarié se fait rembourser sur factures : l’essence, l’entretien, les réparations, le surplus d’assurance…

ü Le forfait
Le salarié se fait rembourser, sans justificatif,
un forfait de 700 à 1.000 €. par mois.

ü  Le forfait kilométrique
Le salarié se fait rembourser ses déplacements sur la base des kilomètres professionnels déclarés.
Cette formule est plus avantageuse pour le salarié parce qu’elle prend en compte l’amortissement du véhicule

 

     Il n’y a pas de minimum de remboursement

Mais si en fin d’année le salarié peut prouver que le forfait kilométrique n’a pas couvert le montant réel de ses frais,
il est en droit de demander le complément.


Il n’y a pas de maximum

Cependant un plafond a été déterminé par l'administration au dessus duquel le remboursement est considéré comme un avantage en nature.
Donc imposable et chargeable.


Par ailleurs, le remboursement au forfait kilométrique oblige l’entreprise à tenir à jour une feuille de route avec les déplacements des commerciaux :
Jour, villes, nombre de kilomètres, entreprises visitées, personnes rencontrées…

L’entreprise fait tenir cette feuille par le commercial.

Un inspecteur des impôts peut la demander pour justifier le remboursement au forfait kilométrique d’un commercial. En l’absence de ce document, l’inspecteur est en droit, en cas de doute, de redresser sur la base des ratios habituels dans la branche.


 

Les autres frais de déplacement 

Train, avion, taxi, autoroute, parking… sont remboursés aux frais réels sur justificatifs.

Il est assez fréquent que l’entreprise restreigne certaines utilisations :
interdiction du taxi quand le bus est possible, train en 2eme classe…
La "largesse" des remboursements peut aussi constituer, pour l'employeur, une rémunération déguisée.

 

Les frais de vie 

On comprend les frais de restaurant et d’hôtel. 

Si le salarié n’a pas le temps matériel de rentrer chez lui, ses frais de vie sont remboursables. Cette notion du temps matériel nécessaire pour regagner son domicile remplace l’ancienne notion de 50 km autour de l’entreprise ou du domicile.

    Les notes de repas se remboursent de 3 manières :

Ø    Au forfait.
Le commercial dispose, par exemple, de 12 €. d’allocation pour manger, qu’il dépense plus ou moins, voire qu’il ne les dépense pas du tout.

Ø   Au réel
Le commercial se fait rembourser l’intégralité de son repas sur justificatif.

Ø    Au réel plafonné
Le commercial dispose d'une enveloppe, par exemple, 12 €., pour déjeuner.
S’il dépense 10 €., on lui rembourse 10 €. S’il dépense 15 € ., on lui rembourse 12 €., toujours sur justificatifs.

Afin d’éviter l’abus des factures de complaisance, l'administration a fixé un plafond pour le remboursement des repas : 15,20 €.
Il existe également un minimum de remboursement de repas : 7,60 €.
Ces seuils changent chaque année.

Les frais d’hôtels sont aussi plafonnés : la soirée étape 40,60 €. en province,
54,80 €. Paris et région parisienne.